Les Jeudis de l'Europe

Nous ne sommes savants que de la Science présente. Montaigne


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Allergies alimentaires de l’enfant : un défi diagnostique – Revue Médicale Suisse

Les allergies alimentaires ont pris une ampleur inattendue au cours des dernières décennies et représentent actuellement la première cause d’anaphylaxie en Europe.

L’impact sur la qualité de vie des enfants et de leurs parents est majeur ; un diagnostic fiable revêt donc une importance capitale.

La démarche comporte une évaluation clinique initiale suivie d’un bilan allergologique qui inclut des tests in vivo et / ou in vitro. Le dosage des allergènes moléculaires (recombinants) ajoute une plus-value diagnostique, permet de stratifier le risque de réaction systémique et de mieux identifier les facteurs de persistance ou de résolution de l’allergie.

Les évolutions récentes orientent vers une prise en charge plus interventionnelle, incluant le recours à des tests de provocation oraux afin de limiter les évictions injustifiées.

Source : Allergies alimentaires de l’enfant : un défi diagnostique – Revue Médicale Suisse


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Retour au travail après un accident du travail : une coordination entre médecin du travail et médecin-conseil est-elle possible ?

Médecin du travail et médecin-conseil d’assurance ont chacun un rôle propre à jouer dans le décours de la prise en charge d’un accident de travail et leur interaction est au centre du processus administratif et clinique de retour au travail.

Nous avons voulu analyser les freins et facilitateurs de cette collaboration dans le contexte belge.

Source : Retour au travail après un accident du travail : une coordination entre médecin du travail et médecin-conseil est-elle possible? – Paggetti Laurent


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Glomérulonéphrites

Les glomérulonéphrites sont un groupe de maladies rénales rares et hétérogènes ayant la particularité de toucher le glomérule rénal. Souvent, il s’agit d’une inflammation entraînant une prolifération cellulaire avec comme conséquences un endommagement de la membrane glomérulaire ou du glomérule entier, et une fibrose aspécifique.

Les répercussions rénales sont variées allant d’une hématurie asymptomatique à une altération de la fonction rénale sévère rapidement progressive, nécessitant de la dialyse. En cas de suspicion de glomérulonéphrite (GN), le patient doit être rapidement référé au néphrologue a‚n de con‚firmer le diagnostic et d’introduire le traitement approprié.

Source: SWISS MEDICAL FORUM – FORUM MÉDICAL SUISSE 2017;17(13):298–305


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Implication du microbiote intestinal dans la santé et enjeux thérapeutiques – Thèse

Le microbiote intestinal est un ensemble de microorganismes complexe vivant en symbiose avec l’hôte.

L’évolution récente des techniques moléculaires a permis de mieux connaitre la composition du microbiote et d’identifier trois groupes appelés entérotypes.

L’alimentation, le mode d’accouchement et l’environnement sont des facteurs modulant la composition bactérienne.

Il existe aujourd’hui un réel engouement de la recherche pour décrire la nature des interactions hôte-microbiote et leurs conséquences en matière de santé. On sait désormais que le microbiote joue un rôle dans la protection de la physiologie intestinale, ainsi que dans les fonctions métaboliques et immunitaires.

Ainsi, un déséquilibre de cette flore est impliqué dans l’obésité et les manifestations allergiques. L’utilisation de pré- et probiotiques et le transfert de flore fécale, pourraient, en modulant le microbiote intestinal, devenir de nouvelles approches thérapeutiques.

Source : Implication du microbiote intestinal dans la santé et enjeux thérapeutiques – Thèses d’exercice de Santé


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Le microbiote cutané : le poids lourd sort de l’ombre – Revue Médicale Suisse

La peau contient de nombreuses bactéries commensales. Depuis des années, on considère que ces microbes exploitent leur hôte humain pour les nutriments. Cependant, de récentes études indiquent que le microbiote est utilisé par l’hôte pour se protéger contre les pathogènes invasifs grâce à l’activité antimicrobienne directe des commensales et à leur capacité à induire des réponses immunes protectrices.

Alors que la flore normale de la peau constitue une défense pour l’hôte, une augmentation ou une réduction de la composition bactérienne (dysbiose) conduit à l’inflammation cutanée et à des maladies.

Nous allons revoir ici le rôle de différentes dysbioses dans la pathogénie de maladies dermatologiques et comprendre comment moduler le microbiome de la peau peut avoir des implications dans la prise en charge clinique des maladies cutanées.

Revue Médicale Suisse 2016; 660-664

Source : Le microbiote cutané : le poids lourd sort de l’ombre – Revue Médicale Suisse


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Facteurs cliniques et pronostiques de la néphropathie lupique

Le pronostic de la néphropathie lupique, bien que nettement amélioré ces dernière années grâce aux traitements immunosuppresseurs, reste sévère, avec un risque d’évolution vers l’insuffisance rénale terminale (IRCT) évalué entre 10 et 20% à 15 ans.

La néphropathie lupique est à ce jour décrite et classée selon la nomenclature ISN/RPS, focalisée sur l’atteinte glomérulaire : présence ou non d’une prolifération mésangiale et/ou endocapillaire, étendue de l’atteinte des glomérules (segmentaire ou diffuse) et au sein des glomérules (globale ou segmentaire), et enfin son activité (active/inflammatoire ou chronique/fibreuse).

Le but de cette étude est donc de mettre en évidence des variables cliniques et histologiques capables de prédire l’évolution de l’atteinte rénale.

La classification ISN/RPS ne permet pas actuellement de prédire correctement l’évolution de la néphropathie lupique. Certains patients classe 3 ou 4 devraient, soit être traités plus intensément d’emblée afin d’éviter les rechutes et l’évolution vers l’IRCT, soit beaucoup moins pour éviter ainsi les effets secondaires d’un traitement immunosuppresseur inadapté.

Source : Nephro.fr – Le site de la Nephrologie

Soirée du 21/09/2017


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82 000 patients sous dialyse ou greffés rénaux en 2015

Plus de 82 000 personnes, dont 61 % d’hommes, ont été en traitement de suppléance en France en 2015, selon le rapport du registre Rein publié par l’Agence de la biomédecine. Soit près de 3 000 de plus qu’en 2014…

Moins de la moitié (44 %) de ces patients en traitement étaient greffés (36 000) et 56 % étaient dialysés (46 000). 11 093 nouveaux patients ont commencé la dialyse au cours de l’année 2015.

Source : Le Quotidien du Médecin